SOCIÉTÉ

SOCIÉTÉ (42)

Dans un communiqué rendu public ce samedi 10 juin 2023, l’Etat-major des Armées a annoncé que le Vendredi 09 juin 2023, aux environs de 18 heures, des assaillants lourdement armés, à bord de huit (8) véhicules, ont attaqué la position de Tabarkat (Tchibarakatene), un site minier florissant situé dans la région d’Agadez, au Nord-est d’Arlit vers la frontière avec l’Algérie.

Aucune perte en vie humaine n’a été déplorée parmi les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) qui ont, cependant, enregistré une Toyota endommagée. Les assaillants, par contre, ont laissé surplace trois (3) corps sans vie des leurs. Ils ont également perdu d’importants matériels récupérés par les FDS, notamment quatre (4) Toyota dont une calcinée, une (1) mitrailleuse de 12,7 mm, plusieurs roquettes RPG (Roket Propelled Grenade) et des munitions diverses.

D’après les informations rapportées par Aïr-Info Agadez, il s’agirait d’une attaque perpétrée par des hommes non nigériens. Et « espérant créer la panique par des tirs aux armes lourdes (12/7 et 14/5), les assaillants ont eu la désagréable surprise d'avoir en réplique un impressionnant déluge de feu émanant des Forces de Défense et de Sécurité du Niger », a mentionné le Journal local.

Après la réaction prompte et énergique des soldats nigériens, les assaillants se sont exfiltrés vers le nord. Des opérations de recherches sont en cours, selon le communiqué de l’Etat-Major.

BHL

Dans son rapport rendu public le 7 juin dernier lors du Sommet de données sur l'éducation en situation d'urgence qui s'est tenu à Genève (Suisse), le Fonds mondial des Nations unies pour l'éducation dans les situations d'urgence et de crise prolongée, "Éducation sans délai", a annoncé qu’environ 224 millions d'enfants touchés par les conflits armés, le changement climatique et d'autres crises, ont besoin en urgence d'une éducation de qualité.

Selon le rapport, plus de la moitié de ces enfants, soit 127 millions, n'atteignent pas le niveau minimum de compétences stipulé au titre de l'Objectif de développement durable (ODD) numéro 4, qui préconise une éducation inclusive et de qualité pour tous. « Et même lorsque les enfants touchés par les crises sont scolarisés, ils n'apprennent pas à lire correctement ni n'acquièrent les compétences de base en mathématiques », a indiqué le document.

Par ailleurs, le rapport de "Éducation sans délai" a alerté que 72 millions d'enfants sont déscolarisés. Et parmi ces 72millions d'enfants déscolarisés, « 53% sont des filles, 17% ont des difficultés fonctionnelles et 21% (soit 15millions) ont subi un déplacement forcé ».  

« Nous tirons une fois de plus la sonnette d'alarme pour alerter le monde entier. Des millions d'enfants sont privés de leur droit à l'éducation et ce nombre ne cesse d'augmenter », a déploré la directrice générale de "Éducation sans délai", Yasmine Sherif. « Et, même lorsqu'ils peuvent aller à l'école, ils n'acquièrent que peu de connaissances car la qualité de l'enseignement qu'ils reçoivent est tout simplement insuffisante », a-t-elle ajouté. « Combien de données probantes, de statistiques - ou pire -, de souffrances supplémentaires faudra-t-il avant d'agir avec détermination pour financer l'éducation et investir dans l'humanité ? », s’est indignée la directrice générale d'Éducation sans délai.

Aussi, selon ‘’Education sans délai’’, la moitié des enfants en situation d'urgence et déscolarisés sont concentrés dans seulement huit pays : l'Éthiopie, le Pakistan, l'Afghanistan, le Soudan, la République démocratique du Congo, le Myanmar, le Mali et le Nigéria. De même, le Fonds onusien pour l'éducation dans les situations d'urgence et de crise prolongée a précisé que les enfants en Afrique sont les plus affectés par les crises. « Ainsi près de 54% des enfants touchés par les crises dans le monde vivent en Afrique subsaharienne », a conclu "Éducation sans délai".

Boubacar Hamani LONTO

Pratiqués par plus de 85 % de la population au Niger, l’agriculture et l’élevage constituent les principales activités économiques de notre pays. Cependant, la cohabitation entre ces deux catégories d’acteurs ruraux est souvent entachée de conflits, les uns plus dramatiques que les autres. En effet, les conflits entre agriculteurs et éleveurs qui interviennent généralement pendant la période hivernale, se soldent parfois d’importants dégâts matériels et même de pertes en vies humaines. Par ailleurs, ces conflits ébranlent fortement les fondements de la cohabitation pacifique entre les communautés et effritent considérablement la cohésion sociale. Ainsi, en ce moment où la campagne agricole s’installe progressivement dans notre pays, il s’avère nécessaire de mettre en branle les mécanismes de prévention et de gestion des conflits entre ces acteurs ruraux, aussi bien au niveau national que local. En la matière, votre Journal s’est intéressé au cas de la Commune rurale de Fabidji où les autorités se sont fixé l‘objectif « zéro conflit entre agriculteurs et éleveurs en 2023 », un objectif combien important pour la paix et le développement dans cette Commune du département de Boboye, région de Dosso, qui réunit plus de 55.000 habitants. Dans l’interview qu’il nous a accordée à cet effet, le Maire de la Commune Rurale de Fabidji, M. Amadou Seyni Amadou, a évoqué, entre autres, les initiatives locales et la contribution des différents acteurs pour atteindre cet objectif. Lisez plutôt :    

Le Matinal : - Qu'est ce qui provoque généralement les conflits entre agriculteurs et éleveurs dans la commune rurale de Fabidji ?

Maire CR Fabidji : - Les conflits entre agriculteurs et éleveurs sont principalement dus aux dégâts champêtres. Ces conflits naissent seulement pendant la saison hivernale et connaissent leur pic au moment de la descente des animaux dans la zone agricole. Cependant, les agriculteurs et les éleveurs vivent en paix et entretiennent des bonnes relations pendant toute la saison sèche.

Le Matinal : - Nous sommes au seuil de la saison hivernale, quelles sont les mesures que vous avez prises en amont pour prévenir ces conflits ?

Maire CR Fabidji : - D’abord, nous avons tenu à cet effet, une session de notre Cadre de Concertation Communale qui regroupe tous les acteurs notamment les producteurs, les jeunes, les femmes, les Associations de la Commune rurale de Fabidji, sur la thématique : « Coexistence pacifique entre les différents producteurs locaux ». Cette rencontre a permis aux agriculteurs et aux éleveurs d'échanger franchement sur les causes réelles des conflits et de proposer eux-mêmes des pistes de solutions. Aussi, nous avons tenu une réunion d'échanges avec tous les Rouga (Chef des éleveurs) et Garso (Chef des éleveurs transhumants) de la Commune sur nos objectifs par rapport à l'hivernage 2023. Pour atteindre notre objectif de zéro conflit en 2023, nous avons souhaité et obtenu des Rouga et Garso d'être aux côtés des éleveurs transhumants afin de mieux déceler leurs difficultés et d'y apporter des solutions rapides. Nous avons eu également des rencontres avec les Associations des agriculteurs et éleveurs, ce qui a permis de dresser le bilan de 2022 et d'échanger sur les objectifs de 2023. Notons qu’en 2022, la Commune rurale de Fabidji n'a connu aucun conflit majeur entre agriculteurs et éleveurs et cela, grâce aux respects des engagements pris par les différents acteurs de la Commune. Nous profitons de cette tribune pour remercier hautement tous ces jeunes, femmes, Chefs de village et leaders religieux qui nous ont conseillé et accompagnés dans la mise en œuvre des engagements de 2022. Pour 2023, des mesures ont été prises pour consolider les acquis et pour mettre en application les recommandations de nos différents Cadres de Concertation.

Le Matinal : - Quels sont les atouts favorables à la cohésion entre agriculteurs et éleveurs dans votre Commune ?

Maire CR Fabidji : - La Commune rurale de Fabidji dispose de plusieurs atouts favorables à la cohésion entre agriculteurs et éleveurs, parmi lesquels nous pouvons citer : le cousinage à plaisanterie qui constitue un béton solide unifiant les différents ethnies de la Commune, je pense actuellement à la relation Zarma-Touaregs, Maouri-Peuls ou Gourmantché-zarma. Mieux, à Fabidji, nous avons même des villages cousins, c'est le cas de Tchankardji-Fabidji, Torombi-Tchankardji, et Sirakatoune-Birniel. Ce cousinage à plaisanterie permet de concilier aisément les agriculteurs et les éleveurs ; l'existence et l'implication des leaders religieux et Chefs traditionnels dans la résolution des conflits ruraux notamment entre agriculteurs et éleveurs. Et enfin, le rôle joué par les Organisations paysannes, surtout les Associations des éleveurs, des agriculteurs et des femmes, constitue un atout majeur pour la Commune rurale de Fabidji dans la résolution des conflits.

Le Matinal : - Quels sont les mécanismes que vous avez mis en place pour renforcer la cohésion entre ces acteurs ?

Maire CR Fabidji : - Les mécanismes que nous avons mis en place pour renforcer la cohésion entre agriculteurs et éleveurs sont : la tenue des sessions du Cadre de Concertation Communale ; l’organisation des caravanes de sensibilisation au début et à la fin de chaque saison hivernale ; la formation des Chefs de village et les leaders religieux sur les mécanismes de gestion et de prévention des conflits ruraux notamment le cas des dégâts champêtres et de la fourrière ; des séances de sensibilisation à travers les radios communautaires Marhaba et radio Goubey.

Le Matinal : - Avez-vous un appel à lancer à l’endroit des différents acteurs, dans le même ordre d'idée ?

Maire CR Fabidji : - Evidemment, nous avons un appel à lancer à l'endroit de chaque catégorie d’acteurs. Ainsi, aux agriculteurs, nous demandons de ne pas défricher ni semer les espaces pastoraux tels que les aires de pâturage et les couloirs de passage. Aux éleveurs, d'éviter de confier la garde des animaux aux mineurs, ce qui provoque des dégâts champêtres. Nous demandons également aux éleveurs de respecter les périodes d'ouverture et de fermeture des champs. Quant aux autorités coutumières et religieuses, nous tenons d’abord à les féliciter pour l'excellent travail abattu à travers la sensibilisation permanente à laquelle ils se sont employés pendant les hivernages passés. Et nous souhaitons de leur part, un renforcement des séances de sensibilisation à travers des prêches ou lors des cérémonies, sur les bienfaits de la coexistence pacifique entre agriculteurs et éleveurs.

Par ailleurs, nous souhaitons de l'Etat et des Partenaires Techniques et Financiers (PTF), non seulement le balisage de nos différentes aires de pâturage et des couloirs de passage mais aussi l'aménagement des aires de pâturage. En effet, la Commune rurale de Fabidji dispose d'importantes aires de pâturage et couloirs de passage, mais ces ressources pastorales sont fortement dégradées.

Propos recueillis par Boubacar Hamani LONTO

L’opération dénommée ’’HARBIN ZUMA’’ ("attaquer le nid des abeilles" en langue haoussa) menée du 6 au 28 mai 2023 par la Force Multinationale Conjointe, a permis de neutraliser 55 terroristes dans la région du Lac Tchad, selon le bulletin d'informations de l'Etat-Major des Forces Armées Nigériennes.

Parmi les terroristes tués, figurent plusieurs hauts responsables militaires tels que Fiya Abouzeid, Qaid Abou Oumama et Qaid Malam Moustapha, ainsi que plusieurs leaders religieux. Outre les 55 assaillants neutralisés, les terroristes ont également essuyé la perte de 13 véhicules, 13 motos, 5 VBIED (véhicules piégés). Mais, deux (2) soldats ont aussi perdu la vie, lors de cette opération coordonnée entre les forces aériennes et terrestres nigéro- nigérianes.

D’après la même source, l'objectif principal de ’’HARBIN ZUMA’’ était de neutraliser les terroristes qui se trouvaient dans leur bastion d'Aregé, au Nigéria, près de la frontière avec le Niger. Elle visait également à maintenir la pression sur l'État islamique en Afrique de l'Ouest (EIAO ou ISWAP) et à éliminer toute présence des groupes armés terroristes dans la zone délimitée par les villes de BOSSO, BAGA, GOUDOUMBALI et GASHIGAR. De même, l’opération prévoyait de couper toutes les voies d'approvisionnement des groupes armés terroristes et de réduire la menace dans la région.

Pour rappel, le Bassin du Lac Tchad est une vaste étendue d’eau et de marécage en partage entre le Niger, le Nigéria, le Tchad et le Cameroun. Les groupes terroristes Boko Haram et ISWAP ont formé plusieurs repaires sur d’innombrables ilots de cette zone. Les quatre (4) pays concernés ont mis en place depuis 2015, une Force Multinationale Mixte (FMM) de 8.500 hommes pour lutter contre les Groupes Armées Non Etatiques qui opèrent dans la région.

Boubacar Hamani LONTO

La présidente du Réseau des Organisations de Femmes du Bassin du Lac Tchad, Mme Aïchatou Mounkaila, a pris part au débat public de haut niveau sur la protection des civils en période de conflit armé, organisé le 23 mai 2023 au Conseil de sécurité des Nations-Unies par le Président de la Confédération suisse, M. Alain Berset. Ce débat public a réuni plus de 80 délégations autour du thème : « Garantir la sécurité et la dignité des civils dans les conflits : agir contre l’insécurité alimentaire et protéger les services essentiels ». Au cours de ces assises de haut niveau, le rôle des femmes dans la lutte contre l’insécurité alimentaire a été incarné par la présidente du Réseau des Organisations de Femmes du Bassin du Lac Tchad, notre compatriote Mme Aïchatou Mounkaila.

Lors de son intervention à ce débat public, la présidente du Réseau des Organisations de Femmes du Bassin du Lac Tchad a rappelé que depuis 2015, Diffa et toute la région du bassin du Lac Tchad font face à une crise humanitaire provoquée par les attaques de Boko Haram et d’autres groupes armés. « En seulement deux (2) ans, de 2020 à 2022, 7 millions de personnes supplémentaires ont été identifiées comme ayant besoin d’aide humanitaire et de protection, portant à près de 34 millions le nombre total de nécessiteux dans les sept (7) pays du bassin du Lac Tchad et du G5 Sahel », s’est indignée Mme Aïchatou Mounkaila.

Elle a également relevé que, parallèlement à ces conflits armés, la crise climatique prend de l’ampleur. En effet, « en 2022, les fortes pluies et inondations ont eu un impact énorme dans le bassin du Lac Tchad, affectant 5,5 millions de personnes, tuant près d’un millier de personnes et rendant inutilisable 1 million d’hectares, dont 70% de terres agricoles », a-t-elle illustré.  Aussi, les combats entre les groupes armés et diverses forces de l’ordre font que des milliers d’écoles et des centaines de structures de santé restent fermées, tandis que les possibilités d’emploi et moyens de subsistance dignes se font de plus en plus rares, selon la présidente du Réseau des Organisations de Femmes du Bassin du Lac Tchad.

Par ailleurs, elle a demandé au Conseil de sécurité d’encourager la communauté des bailleurs de fonds à appuyer les moyens de subsistance dans lesquels les femmes jouent un rôle primordial, comme l’agriculture durable, de même que les opportunités économiques et l’accès aux services financiers pour les survivantes de violences, notamment sexuelles.

« Dans le bassin du lac Tchad, la crise humanitaire, qu’elle soit climatique ou sécuritaire, a un « visage féminin, car plus de 80% des personnes vivant dans la pauvreté sont des femmes et des enfants », a déclaré Mme Aïchatou Mounkaila. C’est pourquoi elle n’a pas manqué de souligner toute l’importance de la participation pleine et égale et du leadership des femmes et des filles dans les réponses humanitaires, tout comme dans les dialogues communautaires et les processus de négociation de paix à tous les niveaux. En effet, pour la présidente du Réseau des Organisations de Femmes du Bassin du Lac Tchad, seules des réponses inclusives et des solutions durables axées sur les savoir-faire des communautés, devraient être privilégiées.

Source : ONU

Boubacar Hamani LONTO

Le Conseil Supérieur de la Communication (CSC), en collaboration avec le Fonds des Nations-Unies Pour l’Enfance (UNICEF), organise du 24 au 25 mai 2023 à Niamey, un atelier d’échanges avec les responsables des médias partenaires de l’UNICEF. Il s’agit d’une rencontre regroupant les représentants du Ministère de la Communication, du CSC, de l’UNICEF et des Médias, placée sous le sceau d’un plaidoyer national sur la promotion des Droits de l’Enfant et la vulgarisation du guide médias pour le « reportage sur les droits des enfants ». En effet, l’atelier sera suivi de la présentation du guide intitulé « reportage sur les Droits des Enfants », un document réalisé par le CSC au profit des journalistes.

La cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée par le Secrétaire Général du CSC, M. Ousmane Garba, en présence de la Cheffe Programme Communication externe et plaidoyer de l’UNICEF, Mme Priscilla Ofori-Amanfo, de la Conseillère technique du Ministre de la Communication, Mme Hélène Ayika, des Directeurs généraux des Médias, des Rédacteurs en chef et de plusieurs autres invités.

Dans l’allocution qu’elle a prononcée à cette occasion, Mme Priscilla Ofori-Amanfo a souligné que la présente rencontre a une résonnance particulière en raison du démarrage du nouveau Programme de coopération entre le Gouvernement du Niger et l’UNICEF pour la période 2023-2027, un Programme élaboré sur les priorités pragmatiques du pays. Aussi, la Cheffe Programme Communication externe et plaidoyer de l’UNICEF a rappelé que son Organisation, dans sa mission, a en charge la défense et la promotion des Droits des enfants. A cet effet, l’UNICEF « œuvre et collabore avec le Gouvernement, la société civile et les autres partenaires au développement dont les Médias, pour assurer le respect des Droits des enfants et leur prise en compte dans la planification des programmes et initiatives de développement », a-t-elle indiqué.

Selon Mme Priscilla Ofori-Amanfo, pour soutenir le discours sur les questions prioritaires, l’UNICEF renforce son travail avec les Rédacteurs en chef et ou patron de presse des Médias en tant que partenaires, afin d’assurer un engagement durable et sincère des journalistes et par la même occasion, promouvoir les Droits de l’Enfant dans notre pays. En effet, pour la Cheffe Programme Communication externe et plaidoyer de l’UNICEF, les journalistes et les responsables de Médias représentent un allié incontournable dans la défense et la protection des Droits de l’Enfant au Niger.

Pour sa part, le Secrétaire Général du CSC a annoncé, dans le discours qu’il a consacré à l’ouverture des travaux, que la présente revue consistera à échanger sur la mise en œuvre de la stratégie de plaidoyer conjointe convenue à travers les Médias nationaux et le fonctionnement du pool officiel de journalistes qui a accompagné la mise en œuvre de cette stratégie média. Ainsi, « au cours des 48 heures que durera cette rencontre, vous allez tirer le bilan des activités médias-programme de coopération 2019-2022 et discuter d’un nouveau programme qui, je l’espère, sera tout aussi probant que le précédent », a notifié M. Ousmane Garba. Par ailleurs, le Secrétaire Général du CSC a invité les participants à la mobilisation et à un engagement plus accru afin de produire des contenus de qualité relatifs aux Droits des mineurs et des reportages sur les enfants.

Notons que lors de la cérémonie d’ouverture des travaux de cette rencontre, les Médias partenaires de l’UNICEF ont bénéficié d’appui en matériels de travails, notamment des ordinateurs de bureau, des ordinateurs portables et des appareils photo, haut de gamme. Pour rappel, outre la dotation des Médias en matériels de travail, le partenariat entre le CSC et l’UNICEF a également permis aux journalistes de bénéficier de renforcements de capacité en matière de Droits des enfants et de réaliser des reportages sur le terrain, entre autres.

Boubacar Hamani LONTO

Une vingtaine d’Organisations de la Société Civile ont signé le mardi 27 décembre 2022 à Niamey, un Protocole d’entente portant sur la création et le fonctionnement d’un Cadre d’Echanges et d’Actions pour la Promotion de l’Education des Personnes Handicapées au Niger. La signature dudit Protocole intervient à l’issu d’un atelier de deux (2) jours organisé à cet effet par la Fédération Nigérienne des Personnes Handicapées (FNPH) et la Coalition ASO/EPT. Le Cadre ainsi créé est destiné à fédérer les efforts des structures membres pour la promotion d’une éducation inclusive en faveur des enfants handicapés. Le Cadre d’Echanges et d’Actions pour la Promotion de l’Education des Personnes Handicapées au Niger est mis en place dans un contexte où l’inclusion des enfants handicapés dans le système éducatif reste un défi majeur dans le pays, malgré les engagements internationaux pris par l’Etat.

Lors de la cérémonie de signature du Protocole d’entente, le président de la FNPH, M. Nouhou Oumarou Sido, a annoncé que les Organisations de la société civile actives dans le domaine de l’Education ont franchi un pas vers l’inclusion. En effet, « nous avons décidé ensemble de mettre en place un cadre pour le plaidoyer afin de promouvoir l’éducation des enfants handicapés pour une Education inclusive conforme à l’ODD 4 de l’Agenda 20-30, à l’article 24 de la convention relative aux Droits des personnes handicapées et à la loi 2019-62 du 10 décembre 2019 portant sur les principes fondamentaux de l’insertion sociale des personnes handicapées », a précisé le président de la FNPH. « C’est maintenant que nous avons commencé à travailler ensemble, il y aura surement des obstacles, mais je peux compter sur l’intelligence collective que j’ai observée pendant les (2) deux jours de travaux autour de cette question », a-t-il ajouté. M. Nouhou Oumarou Sido n’a pas manqué de saluer les efforts collectifs de tous les participants, efforts qui ont permis d’aboutir à la signature du Protocole d’entente et à l’élaboration d’un Plan d’action qui va diriger les actions du Cadre dans les prochaines années.

Pour sa part, le président de la Coalition ASO/EPT, M. Almoustapha Moussa, a souligné que le 27 décembre 2022 est une date historique pour les Associations qui se battent constamment pour que cette thématique laissée dans l’oubliette puisse être une réalité. « Je pense qu’aujourd’hui nous avons atteint l’objectif », a déclaré le président de la Coalition ASO/EPT. M. Almoustapha Moussa a également exprimé sa certitude de voir bientôt l’éducation inclusive devenir une réalité au Niger, eu égard à l’engagement et à la détermination dont les participants ont fait montre durant cette rencontre de deux (2) jours.

Notons que selon la Convention relative aux droits des personnes handicapées (CDPH), on entend par personnes handicapées, les personnes qui présentent des incapacités physiques, sensorielles, intellectuelles ou mentales durables dont l’interaction avec diverses barrières peut faire obstacles à leur pleine et effective participation à la société sur la base de l’égalité avec les autres. D’après l’annuaire statistique de poche du Ministère de l’Education Nationale en 2021, les enfants handicapés représentent seulement 9.630 des enfants ayant fréquenté l’école, soit 0,034% des 2.806.23 élèves ayant fréquenté l’école. Au niveau de l’Enseignement secondaire, les personnes handicapées sont 2.446 élèves dont 957 filles soit 39,12%, et représentent 0,30% de l’effectif total des élèves estimés à 807.134. Et au niveau de l’Enseignement professionnel et technique, les apprenants handicapés représentent 0,20% des apprenants de l’EFTP.

Le Parlement a adopté vendredi 22 avril le projet de loi déjà approuvé le 4 mars dernier en conseil des ministres. Le but est de renforcer la lutte contre les groupes jihadistes au Niger et dans la région du Sahel. Les forces spéciales européennes jusqu'alors basées au Mali vont être redéployées sur le sol nigérien.

C'est officiel, une partie des quelque 2400 soldats français de l'opération Barkhane et les 900 forces spéciales européennes Takuba qui doivent quitter le Mali vont être redéployées au Niger dans les prochains mois.

En février, le président Mohamed Bazoum avait déjà donné son accord de principe pour ce redéploiement mais il fallait obtenir l'accord du Parlement nigérien. C'est désormais chose faite.

Les députés ont pu en débattre toute la journée en présence du Premier ministre. Cette initiative n'était pas du goût de tous les élus. Ils sont nombreux à avoir pointer des zones d'ombres dans le texte proposé, demandant davantage d'informations concernant cet accord de coopération militaire passé entre le Niger et les forces étrangères. La Constitution est mise de côté pour permettre au pouvoir de faire un passage en force, selon l'opposition. « Nous n'avons pas été autorisé à voir ce que contient les accords ou l'accord qui va nous lier. On nous a demandé de donner un blanc-seing au gouvernement, ce que nous avons refusé », a résumé Soumana Sanda, du parti Moden Lumana, fort de 19 députés. D'autres ont exprimé leur peur de voir leur pays perdre sa souveraineté et son intégrité.

La marche pacifique suivie de meeting que projetait d'organiser ce mercredi matin un collectif de la société civile est interdite à Niamey. Les organisateurs décident donc d'attaquer l'arrêté municipal en justice, qui confirme également l'interdiction. Résultat : aucun manifestant ce matin dans les rues de Niamey. La société civile entendait protester contre la vie chère, la présence des forces Barkhane au Niger et la hausse du prix du gazole.

En interdisant la marche pacifique suivie du meeting que projetait d'organiser le M62, la ville de Niamey s'est dotée de tous les moyens sécuritaires pour faire respecter l'arrêté municipal.

C'est au petit matin que toutes les places sensibles, lieu du rassemblement et le parcours des manifestants ont été occupés par les forces de l'ordre, la police et la garde nationale. Dans les rues de Niamey, où les habitants vaquent à leurs occupations, aucun attroupement de manifestant n'est visible. Le M62, qui se dit respectueux de la loi, dit prendre acte de cette décision de la justice et décide de poursuivre la lutte autrement.

Le mouvement décide en lieu et place de la manifestation interdite d'organiser une journée de jeûne et trois jours de prière à partir de mercredi. Selon Abdoulaye Seydou, président du M62, le mouvement décide de lancer une pétition en ligne contre la présence des forces Barkhane au Niger, la cherté de la vie et l'augmentation du prix à la pompe du gazole.

Enfin, le M62 projette d'organiser une marche pacifique dite de la dignité, le 18 septembre prochain. En appelant les citoyens, les syndicats et les partis politiques à une mobilisation générale, le M62 affirme haut et fort qu'il jouera sa partition.

Plusieurs dizaines de morts et des dégâts importants dans près de 538 communes du Niger à cause des inondations. Les deux régions de Maradi et Zinder sont les plus impactées avec 58 morts à la date du 29 août. Pendant ce temps, l’eau continue de monter sur les rives du fleuve Niger. La cote d’alerte est dépassée avec plus de 540 cm. Les riverains sont priés de quitter les zones inondables.

Les pluies exceptionnelles qui se sont abattues sur le pays de la mi-juillet au 29 août 2022 ont provoqué d’importantes pertes en vie humaine et en matériel. Ainsi, selon les statistiques de la Direction générale de la protection civile, 82 personnes sont mortes suite à l’effondrement de leur maison et à des noyades. Ce sont les régions de Maradi et de Zinder qui ont été les plus impactées, respectivement avec 32 et 26 décès.

Sur l’ensemble du pays, ce sont 38 départements, 89 communes et 538 villages qui sont inondés. On dénombre ainsi plus de 12 000 maisons effondrées, 14 000 tonnes de vivres emportées par les eaux en furie et plus de 100 000 personnes sinistrées. Toutes ces victimes sont prises en charge par les services compétents. Elles sont relogées sur des sites aménagés et dans des écoles.

Des craintes à Niamey subsistent
Parmi les 8 régions du pays, seuls celles de Niamey et d'Agadez sont les moins impactées. Au niveau des régions du fleuve Niger, le pire est à craindre. Malgré la réhabilitation des digues du côté de la ville de Niamey et de ses environs, l’eau continue de monter. Les populations riveraines sont sommées de quitter le lit du fleuve et les zones inondables.

 

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Une du journal

Le matinal 2 décembre 2022

Le Matinal

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